Cartes et photos

samedi 7 août 2010

6h30

6h30. Je me réveille après 11h30 de sommeil.

Dehors, j'entends les motos et les voitures qui roulent doucement dans un grand bal chaotique, sur le boulevard Sorodom. La chambre est grande, le plafond est haut, tout est en béton blanc. Notre lit est plus grand que tous les lits du monde réunis: il nous faudrait une bonne demi-heure pour rouler d'un côté à l'autre, et j'exagère à peine.

Nous sommes arrivés hier à Phnom Penh, après environ 25 heures de voyage. Une bonne dizaine de personnes nous attendait. Paul était excité, stressé, curieux. Moi je tenais la caméra et j'essayais de capter ce moment émouvant. La rencontre des deux mondes s'est bien passée, dans le sourire, l'émotion, la joie.

Tout le monde s'est ensuite dirigé vers la maison de Ming Nga, une des 4 soeurs de maman Tom où un bon repas nous attendait. On a fait connaissance, on a fait des plans pour notre séjour et on a tous mangé par terre, sur le "ketel", un grand tapis tissé en fibres de plastique coloré: poulet grillé, riz frit cantonnais au crabe, riz blanc, soupe citronnée aux crevettes et basilic.

Bong Teum, un des 2 800 cousins de Paul, nous a ensuite conduit chez lui où nous allons rester
pour les prochains jours. Nous avons (enfin) pu déposer nos bagages et aller nous balader dans le coin avant que le ciel menaçant ne nous conseille de rentrer nous abriter et accessoirement, prendre une douche (la premiere en 2 jours).

Je laisse Paul vous parler davantage de ces premiers instants, s'il en a envie.

De mon côté, je veux vous parler des fruits! Vanaka nous avait parlé, le jour de notre départ, de l'incroyable saveur des fruits d'ici. Eh ben il n'avait pas tort! Hier seulement, nous avons goûté à quatre fruits dont nous n'avions eu la chance de manger, à Montréal, que la pâle imitation: ramboutan, mangoustan, longan, jacquier et pomme cannelle. Je vous laisse aller fouiller sur Wikipedia pour en avoir des images. Et en fait, je ne sais pas comment vous décrire leur goût, mis à part celui de la pomme cannelle qui est extrêmement sucré. Tellement sucré que Paul, carnivore convaincu, n'en pouvait plus après en avoir mangé à peine la moitié d'une. Ils ne sont pas très invitants, à première vue, mais leur goût est malade!

Bon, il faut se lever maintenant et aller déjeuner. Une longue journée nous attend: Musée national, Palais royal, dîner en famille et rencontre avec Erwan, un vieil ami français de Paul qui travaille ici depuis 2 ans.

Chum reap lear!

Eve-Lyne

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